dimanche 21 août 2016

Dentelle

Ma tante s'est découverte une passion : la dentelle. Eté 2014, elle nous a ouvert ses grandes boites et des tas de fuseaux sont apparus.


Des fuseaux, des épingles, du carton, mais pas de noeuds, eh oui ils sont interdits. Certains points sont très durs à réaliser.


Je n'ose imaginer le temps nécessaire à l'apprentissage et à la réalisation d'une pièce de dentelle. Ici la croix réalisée pour la communion de ma nièce.


jeudi 4 août 2016

Avant goût

Nous voilà à la veille du départ pour l'ouest canadien, prêts à boucler nos deux valises. Le book est prêt. Régulièrement, je scrute la météo des villes de notre itinéraire. Notre trajet somme toute est assez classique : de Vancouver en Colombie Britannique, Victoria, l'île de Vancouver sur le Pacifique, puis nous grimperons dans les rocheuses, traverserons les parcs de Jasper et Banff dans l'Alberta pour terminer à Calgary.


Les garçons sont ravis de pouvoir parler anglais là bas. C'est une autre partie du Canada que nous avions découverte à deux en 1995 : Toronto, Ottawa, Montréal et la ville de Québec. Nous avions alors dormi essentiellement dans des B&B et n'avions réservé que la première et la dernière nuit d'hôtel. Aujourd'hui, dans l'ouest, toutes nos nuits sont réservées, les rocheuses canadiennes sont très touristiques et ne favorisent pas l'improvisation.

Cerises

En juin, je suis allée chez mes parents et c'était le temps des cerises.


Dans leur cour, un cerisier avec d'une part des branches avec des cerises blanches style Napoléon ou Rainier, de l'autre des petites plus acidulées, comme les guignes, elles sont destinées aux clafoutis. Ce cerisier avait été greffé par mon grand oncle.


Mon père lui s'est occupé d'un autre, il le bichonne. Aujourd'hui, il mesure deux mètres et le jeu consiste à maîtriser la direction des branches, le but c'est de pouvoir ramasser plus tard un maximum de cerises sans grimper dans l'arbre.


Ma mère, elle l'a décoré de CD histoire d'effrayer les oiseaux. Eh oui le streaming a permis à E. de se séparer d'un bon nombre de CD, mais au tout venant, j'ai préféré la campagne où ils auront une seconde vie.

Soixante-treize ans

Il y a 51 ans, pour leur voyage de noces, mes parents partirent à Monaco. Ma mère avec ses rêves de midinette sans doute voulait voir la princesse Grace et le prince Rainier.
 


Hier elle a eu 73 ans. Et lorsqu'avec mes garçons nous avons voulu lui téléphoner, la ligne étant occupée, nous n'avons pas pu la joindre mais A. m'a amusée, il s'est mis à entonner du Delpech :

J'ai mon rhumatisme qui devient gênant
Ma pauvre Cécile, j'ai 73 ans
Je fais de la chaise longue et j'ai une baby-siter
Je trainais moins la jambe, quand j'étais chanteur ... 

mardi 2 août 2016

Envergure

Lorsque j'ai pris cette photo, ce qui m'a frappée, ce sont les longs bras de mon fils F. qui donne l'impression de ne savoir qu'en faire. A l'adolescence, les membres grandissent : les jambes mais aussi les bras. Surprenante, leur longueur.


Un jour, nous nous amuserons peut être à mesurer son envergure, longueur du bout d'un majeur à l'autre, bras tendus.

samedi 30 juillet 2016

Grelinette

Le 14 juillet, mes parents ont voulu aller à la fête paysanne de la ferme du Bouyssou. C'est un lieu atypique où se cotoyent des jeunes, des agriculteurs, un menuisier, des maraîchères. L'agriculteur natif du lieu, éleveur de vaches allaitantes  a cédé un peu de terrain à des jeunes qui la banque ne les aidant pas, ont trouvé refuge ici pour installer des cochons en plein air. Là, ils ont pu élever les porcs grâce à ces cabanes en bois et montrer leur savoir faire. La banque maintenant enfin les suivra.


Outre le marché paysan classique : miel, farine, bourriols ... ici, une dame anglaise proposait des meubles vivants en osier, une chaise qui vit. Là, une démonstration d'enduit en terre sur le mur d'un bâtiment.

 
Mais ce qui attirait le plus mes parents, c'était le jardin. La ferme du Bouyssou, lieu de partage exemplaire a permis à des jeunes femmes de vivre de cultures maraîchères. L'une d'entre elles nous a montré un cultivateur à roue avec une binette incorporée que l'on pousse, un outil pour désherber sans se baisser. Mon père lui s'est amusé avec la grenilette.


L'autre jeune femme nous a confié la pénibilité du métier, lorsqu'elle ramasse les haricots verts, le corps plié en deux. Mes parents qui dans leur jardin, chassent le moindre brin d'herbe ont constaté qu'ici, l'herbe était reine. Et moi, j'ai observé leurs pieds, la peau tannée, les ongles plein de terre, sans vernis bien entendu, bien loin du paraître en ville.

vendredi 29 juillet 2016

Crus

A l'occasion d'une cousinade en Bourgogne, l'hôte des lieux nous a fait pénétrer dans sa cave. Ce petit domaine viticole situé près de Macon produit deux crus : le Fleury et le Moulin à vent.


Grâce à une tablette, il nous a montré toutes les étapes de la viniculture. J'y ai appris toute l'importance de la composition du sol, son influence sur le cépage. Dans ce cas précis, il s'agit de la même vigne mais sur des parcelles différentes, ce qui explique l'existence de deux crus. Dans la cave, un univers propice à la dégustation a été crée, les objets, les affiches, rien n'est laissé au hasard. Une musique nous invite à la dégustation, un geste quasi religieux.